jazz,new orleans

lundi 10 novembre 2008

I take the blue train







Plus d'immeubles gigantesques à perte de vue, plus de businessmen à la route droite parsemée de crise financière, finie l'agitation aux mille couleurs de Broadway; place aux maisons colorées façon créole, place à leurs balcons travaillés, place aux touristes égarés, place aux bons temps roulant !
Après avoir trouvé un hôtel minable le long de Canal Street, enfin, je flâne. Le nom même des rues et ancré dans un mythe aux contours satinés de blue notes. Il est dix heures du soir, je tombe nez a nez avec Bourbon Street, bordels, dealers, musiciens de rues, se mêlent à la foule impressionnante de touristes, colliers de perles autour du cou, chantant la joie d'errer de bars en bars aux basses assourdissantes. L'agitation est trop grande. M'enfonçant dans le "quarter", je me retrouve au beau milieu de frenchmen street, un sax au solo rugissant de groove me prend, je marche dans sa direction. Dans un club aux aspects rustiques dans lequel flotte une forte odeur d'herbe, un groupe de production local joue sur une scène branlante sous la fureur des musiciens. Ici pas de fioritures harmoniques, le groove règne sur un trône cuivré !

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