En plus de revenir sur ma décision de "dernier texte" sur New York City, je reviens aussi sur ma décision de ne trouver que de nouvelles formulations (autre que sur mon carnet) car la nuit que j'ai passée au "jazz corner of the world" comme le décrit Charlie Parker a été plus que magique. Et ces impressions écrites sur le vif au coin du bar ne peuvent être modifiées.
Dans une ambiance qui semble être typiquement new-yorkaise, Dave Holland balance, dans ce lieu mythique, un jazz au groove explosif.
New York ensorcelle !
Le Birdland ne semble pas appartenir au genre de muséum, la légende devient une réalité vivante dès que les portes sont franchies. Entre les deux sets, les musiciens redeviennent humains, discutent avec le public, mangent accoudés au bar en toute simplicité.
En candide ingénu, j'admire la facilité avec laquelle les stars se mêlent a la foule. Le mythe opère, je me demande sans arrêt si ce qui se déroule devant mes yeux est bien réel.
En roi au milieu des pions, le fou trône au sein d'un rêve semi-conscient. Quand l'on rentre dans ce jeu, tout n'est plus qu'un idyllique absolu (du moins a New York City).
Le musicien de jazz fait effectivement partie d'un autre monde, celui du rêve, de la grâce, de la beauté.
Ce soir la, la magie a fait plus qu'opérer, elle transcendait.
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