
C'est un de ces moments où l'on ne prête plus vraiment d'attention à ses faits et gestes, où l'on se laisse guider, comme attiré de manière irrévocable par l'inconnu…
Les hommes, pour la plupart, étaient assis le long du trottoir, et tantôt savouraient une cigarette avec délectation, tantôt devisaient sur les séants des belles dames, s'amusant de leur orgueil. elles, faisaient face aux amoncellements d'ailes de poulet frit, de riz et de haricots rouges, parlant dans un perpétuel éclat de rire. Les enfants quant à eux, badinaient en virevoltant d'un groupe à l'autre. Le tout donnant lieu à un joyeux vacarme, au milieu duquel prenait corps une joute colorée.
Les tambours reprennent : deux coups seulement ; un homme entre en scène ; il martèle un vieux tambourin de toute sa rage et entonne un chant plein d'extase. Les femmes se taisent. Les hommes se lèvent et reprennent les paroles en cœur. Les enfants se figent. Les plumes valsent dans tous les sens. Mes jambes ne me soutiennent plus, je m'effondre sur le bitume chaud et je reste là, assis. Haletant, ivre de couleurs.
La suite...
1 commentaire:
La suite ! la suite ! la suite !
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